Revenir au site

Le Dunstan baby language et les pleurs de décharge

· Décoder les pleurs,Pleurs de bébé,Priscilla Dunstan,faire ses nuits,parents fatigués

Quand un bébé est inconsolable, on parle souvent des pleurs de décharge.

Qu’est ce que c’est?

Selon Aletha Solters, ce sont des pleurs qui permettent au bébé ou au tout-petit d’expulser toutes ses émotions contenues.

Quand elle a écrit ce processus ( il y a une 20taine d'années), beaucoup de personnes se sont senties soulagées de pouvoir enfin avoir une méthode pour accompagner les pleurs inconsolables.

L’un des éclairages qu’elle a pu apporter a été notamment la notion de mécanismes de contrôle, comme par exemple le fait de donner le sein ou une tétine à son enfant pour qu’il cesse de pleurer, et a avancé l’idée de permettre à un bébé qui en a besoin de pleurer dans des bras aimants et rassurants.

L’accueil de son approche a été très mitigée. Pour certains, cela restait une méthode où on laissait bébé pleurer, même si on le tenait dans les bras!

Pourtant, aujourd’hui, cela reste une expression que l’on entend régulièrement quand un bébé pleure beaucoup.

Alors: pleurs émotionnels ou pas?

Tout d’abord, Aletha Solters ne connaissait pas le Dunstan Baby Language: son observation était basée sur le fait que des adultes en dépression peuvent éprouver du soulagement à pouvoir pleurer dans un environnement sécure, puis sur l’observation que les bébés et enfants, après avoir pleuré dans les bras se relâchaient une fois la crise passée: d’épuisement ou de soulagement?

Ce n’est pas toujours simple à identifier!

Si elle avait rencontré Priscilla Dunstan, sans doute aurait-elle inclus les observations du DBL:

Les pleurs de bébé sont fréquemment des pleurs spécifiques ( c’est à dire que chaque pleur a une phonétique distincte) qui indiquent un besoin physiologique.

Cela n’exclut pas les émotions, d’ailleurs, l’un des pleurs identifié par Mme Dunstan ( qui cependant n’existe pas en vidéo) est un pleur montrant une détresse émotionnel: Aogh, en phonétique anglophone et Ouin en phonétique francophone ( ce son se situe entre les deux phonétique et cela dépend de notre oreille! ) .

Simplement, avant de conclure qu’il s’agit d’un pleur émotionnel, encore faut-il observer si bébé a été respecté dans ses besoins et son rythme.

Parfois cela ne joue à pas grand chose: il suffit de le nourrir trop souvent ( sans écouter sa demande, traduite par un son spécifique) ou de ne pas avoir vu qu’il avait un rot coincé, ou de ne pas avoir identifié à temps son besoin de dormir pour qu’à la fin de la journée, on obtienne un bébé tendu, nerveux, grincheux… et que éventuellement, on entende des pleurs du soir!

Les pleurs du soir ne sont pas une fatalité:

Beaucoup de parents reviennent à la seconde session du DBL ( après une pause d’une semaine pour identifier les premiers sons) en témoignant que leur bébé a cessé de pleurer, qu’il/elle n’a plus de coliques!

Ainsi, beaucoup de bébés peuvent bénéficier rapidement des effets d’une bonne écoute des pleurs avec le Dunstan Baby Language. ( Pour les autres bébés ayant encore des douleurs, il y a d’autres causes à explorer tels que les intolérances alimentaires, les douleurs et tensions ( à voir avec un ostéopathe ou un chiropracteur), les dents …)

A partir de là, une fois leur organisme apaisé, on peut observer s’il reste des pleurs et les accompagner avec bienveillance et ouverture.

Les bébés ont un monde intérieur très riche et ressentent, éprouvent, captent énormément d’émotions.

Les écouter en les tenant dans les bras, de coeur à coeur est certainement une belle approche, mais difficile à appliquer: pour être un contenant sécure pour les émotions de ses enfants, il faut que l’adulte soit lui-même calme, détendu ( sinon sa tension musculaire peut se propager à son enfant) et suffisamment sécurisé pour ne pas se raidir, ( physiquement ou émotionnellement) .

C’est vraiment compliqué, quand on sait que nous sommes programmés pour réagir aux pleurs d’un bébé, qui souvent crée en nous de l’agitation, de l’inquiétude, de la peur ou de la panique!

Mais quand nous avons tout tenté pour notre bébé, vérifié sa couche, son corps et que nous ne savons plus que faire d’autre, alors il est quand même possible de s’asseoir avec bébé, de reconnaitre que nous nous sentons démunis, puis de prendre le temps de respirer avec cela.

Avec notre désarroi intérieur, et avec notre bébé.

Et comme cela arrive souvent au milieu de la nuit, ou au coeur d’un épuisement parental alors il est important de pouvoir se relayer.

{ En cas d’énervement des parents, voire de pétage de plombs, je rappelle que l’endroit où bébé sera le plus en sécurité momentanément sera dans son lit, posé sur le dos: parfois, 5 minutes, boire un verre d’eau peut permettre au parent épuisé de se reprendre et de pouvoir revenir vers son bébé avec plus de patience. }

Sinon, il existe maintenant la possibilité de se faire accompagner par des Chuchoteuses de bébé, de praticien.ne.s en Parole au bébé, ds praticien.ne.s en Santé Humaniste, ou des consultant.e.s en périnatalité pour découvrir ce qu’il se passe pour bébé, en parallèle évidemment d’un suivi médical si nécessaire.

Il n’est pas nécessaire de rester isolé.e avec un bébé dont les pleurs nous inquiète !

Ecouter les pleurs d'un bébé, cela s'apprend, dès la fin de la grossesse dans les ateliers de DBL, qui permet une nouvelle transmission autour des nourrissons, tout comme le portage, l'allaitement, la capacité de s'occuper d'un bébé peut s'apprendre en observant son entourage quand on est enfant...

Poser des mots sur les pleurs de bébé, que ce soit pour identifier ses besoins ou ses émotions permet de mieux le comprendre et de mieux le rencontrer.

#ecouterbébé #Priscilladunstan #Dunstanbabylanguage #DBL #Pleursdefaim #Pleursdusoir #Ilpleure #Ilpleurequeditil #Pleursdesommeil #pleursderot #pleursinconsolables

Tous Les Articles
×

Vous y êtes presque...

Nous venons de vous envoyer un e-mail. Veuillez cliquer sur le lien contenu dans l'e-mail pour confirmer votre abonnement !

OK